
Crevier Lubrifiants fait baigner sa logistique dans l’huile à Longueuil
Par : Eric Cloutier
Crevier Lubrifiants fait baigner sa logistique dans l’huile à Longueuil
Une superficie d’entreposage doublée grâce à une usine de 62 000 pieds carrés
Lubrifiants Saint-Laurent, une division du Groupe Crevier fondée dans les années 1980 a officiellement changé de nom le 19 avril, jour de l’inauguration de sa nouvelle usine dans le parc industriel de Longueuil, pour s’appeler dorénavant Crevier Lubrifiants. Grâce à un espace de 62 000 pieds carrés dont elle dispose dans son nouvel immeuble de la rue de la Métropole qu’elle occupe en réalité depuis décembre 2011, l’entreprise a maintenant doublé sa superficie d’entreposage par rapport aux installations qu’elle avait auparavant dans cette ville et dans l’arrondissement Saint-Laurent à Montréal. Crevier lubrifiants s’emploie maintenant à faire baigner sa logistique dans l’huile.
L’usine se spécialise dans la conception, la fabrication et la distribution de produits de lubrification industriels et commerciaux, en particulier les huiles à moteur et hydrauliques. Elle peut contenir jusqu’à quatre étages de palettiers pour l’entreposage de produits manufacturés dans la majeure partie de ses installations et jusqu’à trois étages dans la section avant où se trouvent les quatre portes pour le chargement/déchargement des marchandises. Elle compte également 111 réservoirs.
« En fait, nous avons encore 6 000 pieds carrés que nous utilisons à notre ancienne usine de l’arrondissement Saint-Laurent, à Montréal, où étaient situées une partie importantes de nos installations. Nous avions également une usine de 39 000 pieds carrés sur la rue de la Province à Longueuil. Cependant, comme nous étions à l’étroit parce que la hauteur d’entreposage était seulement de 18 pieds comparativement à 26 pieds dans la nouvelle usine, nous étions sur le point de plafonner. Nous avons donc pris la décision de déménager en décembre 2010, un an avant le déménagement comme tel », a raconté Guy Désaulniers, directeur général de l’usine longueuilloise de Crevier Lubrifiants, au cours d’une entrevue exclusive qu’il a accordée à Gestion & Logistique le jour de la cérémonie d’inauguration à laquelle ont pris part plus de 200 personnes.
Cette usine fait partie des quatre centres de distribution dont dispose Crevier Lubrifiants au Québec, les trois autres ayant pignon à Rimouski, Baie-Comeau et Saint-Prime au Lac-Saint-Jean. Crevier Lubrifiants détient également, depuis trois ans, l’exclusivité pour la distribution des produits Chevron, l’un des plus importants fabricants de lubrifiants industriels et commerciaux en Amérique du Nord. Environ 20 % de sa surface d’entreposage est occupée par des produits en vrac.
« Avec l’acquisition de son usine de 62 000 pieds carrés, Crevier Lubrifiants se positionne parmi les chefs de file de son industrie au Québec. En doublant la superficie de ses installations, elle a augmenté sa capacité d’entreposage à plus de 3 500 000 litres de lubrifiants en vrac et emballés, et peut maintenant exploiter de manière plus efficace sa ligne d’emballage ultraperformante et offrir ainsi davantage l’emballage de marques privées », lit-on dans un communiqué émis par Crevier Lubrifiants, qui détient aussi l’exclusivité des produits Bioblend, une marque innovante de produits de lubrification biodégradables, en plus de représenter les marques TerraCair, Irving et sa marque privée LSL.
Frédéric Moreno, directeur de l’exploitation de l’usine longueuilloise, explique que la haute saison à l’usine de Longueuil se situe entre les mois de septembre et mai et qu’elle atteint des sommets vers le mois de février.
« Nous entreposons cinq types de produits dans nos installations de Longueuil, les lubrifiants, le liquide lave-glace, les produits anti-rouille de marque Protectac, de l’urée et de l’antigel. Les trois premiers sont produits et distribués à partir d’ici, tandis que l’urée et l’antigel sont seulement entreposés et distribués à partir d’ici », indique M. Moreno.
« Notre ligne d’embouteillage a été rapatriée de nos installations de l’arrondissement Saint-Laurent. Nous embouteillons nos produits dans des contenants variant de 400 millilitres à 10 litres. Les conte- nants de liquide lave-glace d’un litre et de quatre litres demeurent nos gros vendeurs en terme de commandes. Ils sont livrés dans les stations-services et les dépanneurs de notre bannière Crevier », renchérit-il.
Ce sont 20 palettes de liquide lave-glace par jour qui sortent de l’usine longueuilloise, soit 208 contenants de quatre litres (52 caisses de quatre contenants de quatre litres). M. Moreno précise que le fonctionnement de la ligne d’embouteillage automatisée et fabriquée par la compagnie SV4 demeure relativement simple.
Les contenants vides sont d’abord placés sur la ligne dans le sens prévu pour leur embouteillage avant être envoyés vers un réservoir temporaire.
« On essaie toujours de maintenir le même volume pour éviter des différences de pression dans le réservoir et pour éviter d’influencer les injecteurs », souligne-t-il grosso modo, en précisant qu’un panneau de contrôle affiche, en termes de secondes, le temps de remplissage déterminé à l’avance, « d’où l’importance d’avoir la même pression dans le réservoir ».
Dans l’entrepôt, cinq chariots élévateurs et un transpalette pour les marchandises plus lourdes s’activent.« On peut stocker ici l’équivalent de trois wagons citernes, soit un quart de million de litres en terme de capacité », souligne Frédéric Moreno.
L’importance du transport ferroviaire
Un des gros avantages logistiques de l’usine longueuilloise de Crevier Lubrifiants est enfin d’être située à côté de la voie ferroviaire du Canadien national (CN).
« Pour nous, l’accès à une voie ferrée s’avère être un « must », car une bonne partie de nos produits en vrac proviennent du sud des États-Unis. Le mode de transport ferroviaire est crucial pour répondre à nos besoins en approvisionnement. Ça représente 30 % de ce qu’on reçoit à l’usine, le 70 % restant relevant du transport terrestre. Pour livrer nos produits, nous utilisons cependant le transport par camion à 99 %. Le 1 % restant relève du transport maritime », conclut, de son côté, Guy Désaulniers.










