Le REPEX survit et se redéfinit
Par : Eric Cloutier
On se souviendra que la présidente par intérim du REPEX, Élaine Lamontagne, conseillère en développement de marchés internationaux chez Service conseil Élam et chargée de cours à HEC Montréal, et les anciens administrateurs avaient annoncé la dissolution de l’organisme dans un communiqué émis le 20 janvier. Ils avaient expliqué leur décision en invoquant l’essoufflement des dirigeants bénévoles du REPEX dont certains, depuis sa fondation en 2003 « devaient se charger de la gestion quotidienne au détriment, quelquefois, de leurs affaires professionnelles », et ce à défaut d’avoir pu obtenir des subventions gouvernementales pour doter l’organisme d’une permanence et d’au moins un employé à temps plein.
Plusieurs éléments positifs ont toutefois découlé de cette annonce. Primo, Pierre Dumas et Xavier Guillaud, deux membres du REPEX, ont eu l’excellente idée de convoquer une assemblée générale extraordinaire le 30 mars dans les locaux montréalais du Centre de recherche industrielle du Québec (CRIQ). Les postes d’administrateurs - sauf la vice-présidence toujours vacante pour le moment (siège qu’occupait Mme Lamontagne avant la démission du président Stéphane Willard qui poursuit sa carrière à Monaco) - ont été comblés le 30 mars. M. Dumas, un ancien conseiller en développement industriel pour le gouvernement du Québec, assurera la présidence de l’organisme, tandis que M. Guillaud, président et directeur technique de PPM Métrologie, hérite de la trésorerie du REPEX dont il est membre depuis cinq ans. Le secrétariat a été confié à Marc Leclerc. Les quatre autres sièges d’administrateurs sont dorénavant occupés par Slimane Benrostom, Marc-André Rioux, Linda Sutterlin et Charles Robert.
Fait intéressant : Charles Robert, président fondateur de Sinobec, une société spécialisée dans le développement et la promotion des relations commerciales, culturelles et éducationnelles entre le Canada francophone et le monde Chinois, était jusqu’à récemment directeur général du REPEX. Sa connaissance interne de l’organisme s’avérera utile, tout comme celle de Pierre Dumas, président fondateur d’Affiliés industriels, qui a œuvré au sein de deux comités du REPEX ces dernières années. Affiliés industriels fournit des services de développement de réseaux d’affaires composés d’agents oeuvrant auprès de différentes organisations, qu’elles soient associatives, manufacturières, fournisseuses de services ou en distribution.
Secundo, les nouveaux administrateurs, qui ont tenu deux séances régulières les 12 avril et 10 mai, ont établi de nouveaux objectifs fort réalistes et en lien avec la mission de l’organisme. Le REPEX veut rassembler des individus du Québec et de sa périphérie spécialisés dans l’une ou l’autre des activités reliées à la vente de biens et/ou de services à l’extérieur du Canada, ainsi qu’en développement international, pour faciliter le réseautage entre eux et favoriser le développement et la reconnaissance de leurs compétences professionnelles. Le 12 avril, ils ont adopté une résolution comptant trois buts principaux : 1-accroître le nombre de membres du REPEX; 2-hausser ses revenus et ceux des membres de l’organisme; 3-mettre en œuvre des services à valeur ajoutée.
Tertio, le REPEX a précisé ses orientations, le 10 mai, afin d’accélérer ses prises de décisions et les gestes qu’il entend poser. Le REPEX veut agir comme un chef de file parmi les associations professionnelles et les groupements d’affaires, notamment par l’utilisation des nouvelles technologies et le partenariat avec l’ensemble des intervenants en développement économique. L’organisme vise à être une organisation inclusive dont les membres proviennent de toutes les sphères d’activités liées de près ou de loin au commerce international.
« Pour se préparer à des activités sur les marchés du Québec et de sa périphérie, le REPEX se dote d’une structure matricielle, guidée par trois secrétariats : le secrétariat des affaires internationales; le secrétariat de l’administration et des services aux membres; le secrétariat de la certification et de l’accréditation. Ainsi structuré, le REPEX pourra mettre en œuvre tous les comités prévus aux statuts sur l’ensemble de son territoire. Pour appuyer ces développements, les membres du conseil d’administration ont résolu de participer activement à l’organisation de chacun des secrétariats », peut-on lire dans un communiqué émis le 11 mai.
Ces trois éléments positifs auront le mérite de solliciter à la fois plusieurs membres du REPEX et de mettre à contribution leurs connaissances. Il s’agit là d’un bon début pour assurer une relève potentielle à la tête de l’organisme et éviter la répétition d’un scénario d’essoufflement des administrateurs risquant d’affecter la pérennité du REPEX.













